Dans un objectif économique, le pin maritime est généralement l’essence la plus adaptée au territoire local ; il accepte les sols hydromorphes, acides, pauvres, secs en période estivale. Il est exploitable entre 50 et 60 ans.

Voir les fiches du CNPF :

http://www.cnpf.fr/data/fiche_pin_maritime_1.pdf  (1998, 8 pages)

www.crpf-poitou-charentes.fr/Le-pin-maritime.html  (2007, 4 pages)

 

Depuis l’abandon de l’étrépage dans les années 1950, le pin maritime éprouve des difficultés à se régénérer naturellement. Si aucun semis ne s’installe spontanément, il faudra recourir à un semis artificiel, 1 ou 2 ans après la coupe (ou 3 à 4 ans si on craint l’hylobe ?).

Après mise en andain ou nettoyage par gyrobroyage de la parcelle, les travaux à prévoir pour la reconstitution du peuplement peuvent être (ceci n’est qu’un exemple) :

– Labour en bande sur environ 1 m de large tous les 4 m d’axe en axe

– Emiettage du labour au cover crop « type rota dairon »

– Mise en place du semis au semoir mono graine 3 à 4 kg/ha.

Ce travail doit être réalisé sur un sol ressuyé à la sortie de l’été (septembre-octobre).

Le coût de ces travaux réalisés par une entreprise de travaux forestiers sera de l’ordre de 1200 à 1500 €ht/ha.

 

Une fois les semis installés, lors des premières années, prévoir les dégagements contre la végétation concurrente jusqu’à ce qu’ils soient sortis d’affaire.

 

Quand les semis auront atteint environ 1 m de hauteur, ils devront être dépressés et mis à distance d’environ 1 m les uns des autres sur la ligne. Un second dépressage sera à prévoir quand les plants mesureront environ 4-5 m de hauteur avec une mise à distance d’environ 2 m les uns des autres sur la ligne.

Faire une première éclaircie quand les arbres atteignent 10 m vers 12/15 ans, on prélève 30% des tiges, celles courbées, branchues. Les éclaircies suivantes se feront tous les 7 à 10 ans environ.

Les bois d’éclaircie sont vendus généralement comme bois d’industrie (palettes, triturage, …) ou bois energie si le volume est > à 200 m3, ou si d’autres travaux y sont associés.

Un premier élagage à 2,5 m. se fait après la 1ère éclaircie sur 600 tiges/ha

Puis un deuxième élagage à 6 m après une éclaircie ultérieure sur les 300 à 400 tiges/ha à conserver.

Les couloirs de cloisonnement devront être plus larges que les machines qui y travailleront.

 

L’objectif final sera une densité de 300 à 400 tiges/ha (espacement des tiges de 4,5 à 5,5 m.) avec un volume par tige de 1,3 à 1,5 m3 vers 55 à 60 ans, dont la valeur sera plus du double de celle de la production précédente de la parcelle.

 

Les ennemis du pin sont les chevreuils pour les jeunes plants, les chenilles processionnaires, l’armillaire, …

La fougère aigle crée un risque d’étouffement aux très jeunes plantations.

Quelles précautions ? …….. ß  à compléter